Réunion de projet de démolition au Sanitas du 3/07/2017

J'ai assisté  à la réunion "anti-démolition" organisée par le CNL avec d'autres association de locataires, L'association "d'ailleurs nous sommes d'ici", L'association Engrenage, qui se déroulait au centre d'action sociale plurielle du Sanitas, dont un membre était présent.


Des élus,  Jean Patrick Gilles, notre député et nos 2 conseillers municipaux,  Nadia HAMMOUDI et Emmanuel Denis étaient présents.


Pour rappel, le Sanitas est le plus important quartier d'habitations à loyer modéré (HLM) du département d'Indre-et-Loire, ceux-ci logeant 98 % des habitants du quartier (l'obligation nationale est de 20%). Il connait des conditions économiques et sociales difficiles,en 2009, la part de population à bas revenus était de 38 % (contre en moyenne 7,3 % dans l'agglomération tourangelle) avec un taux de chômage de 24,9 %. 
Le quartier est classé zone urbaine sensible (désormais nommé « quartier prioritaire de la politique de la ville »).


Le nombre d'habitants est d'environ 8200, le nombre de logements sociaux est de 4000 environ.
Sur la trentaine de personnes présentes, seulement 11 habitent le Sanitas, dont 4 seulement sont concernées par les bâtiments en démolition.


Les associations précisent avoir obtenu plus de 1500 signatures en pétition, à cela j'étais très interpellée parce que la veille, j'avais fait du terrain,  et que ce chiffre ne correspondait pas au sentiment général, c'est alors que j'ai demandé, si ces signatures étaient issues des habitants, il s'avère qu'elles ont été collectées sur les marchés et en porte à porte,  par des membres du conseil citoyen et les membres associatifs cités au début, et que sur les 1500 signatures, la plupart est issue de soutien de ce collectif qui ne sont pas concernés par la démolition et qui ne vivent pas dans le quartier.

Nous avons visionné un film, de 20 minutes, ayant pour titre,  "la Déconcertation" réalisé par Dubelle Béatrice.

Après ce visionnage,  le sentiment commun était unanime, c'est à dire que les habitants concernés n'ont pas été consultés, par les élus qui mettent en place le projet de démolition de plus de 480 logements hlm, soit presque 10% des logements sociaux.

Beaucoup de déceptions, à l'issue de cette réunion ont été exprimées à juste titre :

des habitants côté barre passerelle, ont subit des nuisances sonores et visuelles nocturnes pendant les travaux.

On m'a reprochée ma retranscription des opinions de la veille, comme la réciprocité existe, je ne me suis pas gênée pour répondre.

Je rappelle que j'ai vu plus 80 habitants concernés, juste cette nuit et d'autres associations du quartier, voir lien ci-dessous :

http://assojesuisfrance.e-monsite.com/blog/echange-avec-les-habitants-du-sanitas-sur-le-projet-de-demolition.html#0We0O3B5u8vHQaiR.01

J'attendais de cette réunion qu'il y ait une contre-proposition au projet municipal-Tours-Habitat, il n'en a rien été,  à part être contre pour être contre, j'ai préféré suggérer qu'on soumette à un vote les habitants du Sanitas,  comme je l'avais écrit dans mon compte-rendu de la veille, on m'a répondu qu'il ne le fallait pas, par le simple fait que le résultat des votes serait en faveur du projet de démolition.

Dans ces 2 camps,  personne ne prend vraiment en compte, l'opinion des habitants du Sanitas.

Nous (association Je Suis France) restons sur la même position démocratique, c'est à dire soumettre au vote des habitants le projet, et aussi écouter leur suggestion pour modifier peut-être ce projet,  afin de combler tout le monde.

Je rappelle que j'ai pris la parole en toute légitimité,  parce qu'une partie des habitants du SANITAS m'a invitée à le faire,  j'ai essayé d'être la plus fidèle possible sur leurs opinions diverses et variées.

À la proposition de faire l'intermédiaire,  j'ai répondu: non, "chers amis" vous ne pouvez pas parler de vivre ensemble,  si vous ne faites pas l'effort de parler à tout le monde par vous-mêmes.

Des associations sensées connaître le terrain,  se plaignent de l'absence d'éducateur de rue, alors que ce n'est pas le cas,  ils sont rue docteur Bosc en plein coeur du Sanitas, je leur demande tout de même de maîtriser un minimum leur sujet.

Fraternellement 

Yamina MAHBOUBI 

Présidente de l'Association Je Suis France 

 

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