Les Femmes et les Troupes Coloniales durant la Guerre 1914-1918

Durant la Première Guerre mondiale, les femmes ne se sont pas contentées d’être des mères et des épouses affectueuses et soucieuses de renforcer le moral de leur mari ou de leur(s) fils au front.
(...) En 1918, elles sont 430 000 dans les usines. Chez Citroën, elle sont 60 % des effectifs, mais 29 % chez Renault à la fabrication des chars. 
Elles sont surtout très nombreuses dans les fabriques d’obus. Cela ne va pas sans heurts, notamment avec les spécialistes revenus du front qui craignent que les femmes ayant acquis de l’expérience, on ne les renvoie au combat. Ce qui arrivera.
(...) Les fabriques d’obus sont un enfer. Les femmes vont y travailler, par équipes de jour et de nuit, 10, 11, voire 12 heures par jour, avec 2 jours de repos par mois. 
Maniant des tonnes d’obus. Il n’y a plus de droit ouvrier, ni de lois sociales. Suite à de longues grèves, il faudra attendre 1917, pour que ce droit soit un peu remis en application, 10 heures par jour de travail, repos le dimanche, interdiction du travail de nuit pour les moins de 18 ans.
Ces aménagements n’empêchent pas la production. 
La France produit 300 000 obus par jour en 1917.
Alors les femmes vont s’investir dans les différents corps de santé, civils ou militaires.

(...) A la mobilisation de 1914, elles sont 23 000 à rejoindre le front et les hôpitaux. 
En 1918, elles sont 100 000 réparties entre les hôpitaux militaires, les hôpitaux privés, les services de rééducation. Ces services médicaux vont recevoir l’aide de femmes de tous les milieux, de toutes conditions.

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Quelque 600 000 soldats des troupes coloniales participèrent à la Grande Guerre côté français. Entre 1914 et 1918, 270 000 hommes furent recrutés en Afrique du Nord, 189 000 en Afrique Occidentale Française et en Afrique Equatoriale Française, 49 000 en Indochine et 41 000 à Madagascar. Olivier Litvine, directeur de l’Alliance française de Dacca, estime que la question de la participation des troupes coloniales dans la guerre fait l’objet d’une « amnésie » aussi bien en France que dans les pays anciennement colonisés (source le monde, chronique du centenaire 14-18 du 1 mars 2014)

Les efforts et les sacrifices des colonies sont largement méconnus. Entre 1914 et 1918, le sort millions d’habitants de l’empire fut associé à celui des populations de la métropole. Bon gré mal gré, ceux-ci furent solidaires. Pour autant, les recrutements forcés et les résistances qui en découlèrent ne doivent pas être oubliés.

 

La Grande Mosquée fut d’ailleurs construite entre 1922 et 1926 pour  rendre hommage aux tirailleurs musulmans de la première guerre.

 

 Selon une estimation du ministère de la défense en 2010, environ 70 000 musulmans ont perdu la vie pendant la guerre de 1914-1918. Le chef de l’Etat a dévoilé deux plaques recensant les unités musulmanes engagées dans les deux conflits mondiaux, aux côtés desquelles sera prochainement placée une borne interactive avec le nom des soldats musulmans tombés sur le champ de bataille. Une démarche pédagogique dont le but est d’aider les descendants des combattants à mieux connaître les éléments communs de leur histoire


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